Ce papyrus très « hot » qui fait scandale depuis sa découverte en 1824. Caliente.

C’est Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes, qui découvre en premier ce papyrus très imagé lors de son inventaire de la prestigieuse collection égyptienne de Turin. Il sera alors connu comme le papyrus érotique de Turin …  Vieux de plus de 3200 ans, il fait scandale depuis sa mise à lumière en 1824 !

Scandaleux, obscène pour les uns, fascinant pour les autres, le papyrus fait parler de lui. Aujourd’hui dans un mauvais état général, il mesure à l’origine environ 3,20 m. Sa largeur moyenne est de 21,5 cm. Les 2,59 m restant aujourd’hui sont divisés en deux parties : l’une satirique mesurant 85 cm met en scène des animaux, et l’autre érotique (très très explicite) de 1,74 m comprend douze séquences indépendantes dont l’action est située dans une maison de luxure … Ou la la. Ces deux parties, qui formaient initialement un ensemble, sont aujourd’hui conservées séparément. Voici le papyrus tel qu’il est aujourd’hui (très abimé effectivement):

Jean-François Champollion, qui l’a analysé, en est bouleversé. Il décrit ainsi son aspect pornographique dans une lettre à son frère le 6 novembre 1824 : « Ici un morceau du rituel funéraire,… et là des débris de peintures d’une obscénité monstrueuse et qui me donnent une bien singulière idée de la gravité et de la sagesse égyptienne… ». Outré, Champollion. Alors certes, il y a l’aspect pornographique, mais au-delà il faut y voir aussi l’idée à l’époque déjà de transgression des codes et des mœurs de la société pharaonique sous Ramsès.

Mais même à l’époque moderne, il est si sulfureux qu’il faut attendre 1973 pour bénéficier d’une reconstitution exhaustive du document antique ! Et les responsables du musée n’hésitèrent pas à le remiser sous un drap pudique ou dans les réserves. Si vous souhaitez le voir de vos propres yeux, rendez-vous donc au Museo Egizio de Turin. Et en attendant, comme on est sympa, on vous laisse zoomer 🙂 :

 

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