Expo : Mondes tsiganes. La fabrique des images. Du 13 mars au 26 août 2018.

Photo d’en-tête : Jack Delano, A group of Gypsy children on U.S. 13 five miles south of Salisbury, Maryland,mai 1940, Library of Congress, Prints & Photographs Division

« Mondes tsiganes. La fabrique des images » est une exposition en deux temps qui explorent le rapport de la photographie aux Roms, Manouches, Kalé-Gitans. Celle-ci se déroule du 13 mars au 26 août 2018 au Musée de l’Histoire et de l’Immigration (Paris, 12ème). Perçus comme des éternels errants, comme menaçants et suspects, intrigants et fascinants… de multiples représentations des tsiganes traversent l’histoire et les continents. Depuis le Moyen Âge, la présence de multiples communautés de langue romani s’inscrit dans la diversité des peuples du Moyen-Orient et de la Méditerranée. 

Jacques Léonard, La Uta au quartier de Montjuïc, Barcelone, 1968 © Jacques Léonard, archives famille Jacques Léonard

Au XIXe siècle, explorateurs et photographes documentent cette présence au cœur des empires et des nations. Les familles photographiées laissent ainsi dans leurs sillages des images et de multiples traces qui révèlent la diversité des manières d’être et d’habiter. Des artisans Ðiganii roumain aux grandes dames çingene de Constantinople, des entrepreneurs gypsies de New York, aux chaudronniers gitanos qui parcourent le Chili, toutes les sociétés romani habitent le monde. Ce panorama est loin d’être achevé et il dévoile les facettes d’une infinie diversité des présences tsiganes à travers le monde.

 

 

 

Le premier volet de l’exposition, « Une histoire photographique, 1860-1980« , montre la construction des stéréotypes dont ces communautés ont souvent été les victimes et documentent des trajectoires et des histoires méconnues. Par la photographie, journalistes, savants et experts tentèrent de cerner l’identité réputée insaisissable de cette « nation errante ». Les politiques d’État inventèrent d’immenses fichiers d’images conçues pour fixer et contrôler ceux que personne ne voulait accueillir. Ces traces photographiques témoignent toutefois des effets douloureux d’une persécution, encore amplifiée durant les guerres mondiales.

Jacques Léonard, Indalencio et La Anika, la veille de la Saint-Jean à la Bodéga © Jacques Léonard, archives famille Jacques Léonard

Le second volet de l’exposition, « Les Gorgan, 1995-2015 » relate l’expérience du photographe Mathieu Pernot avec une famille rom. Croisant ses photographies avec celles réalisées par la famille, l’auteur établit la singularité du destin de chaque individu au-delà de l’appartenance communautaire.

Bonne visite !

Infos pratiques : 

  • Date de début : du 13 mars au 26 août 2018
  • Programmation : Tous les jours (sauf lundi, 1er janvier, 1er mai, 25 décembre) 10h-17h30, samedi et dimanche 10h-19h. Fermet. caisses 45 mn avt
  • Tarifs : entrée 6€.
  • Adresse : Musée de l’Histoire et de l’Immigration, 293 avenue Daumesnil Palais de la Porte Dorée 75012 Paris 12e