Pour une soirée d’enfer, n’oubliez pas le vin du diable …

Hello les histoirien(ne)s !

Ca y est, ce sont les fêtes, les retrouvailles en famille et entre amis pour passer de bons moments. Pour accompagner les petits fours, et assurer l’ambiance, n’oubliez pas d’arroser (modérément) la fête au vin du diable … ou comment passer une soirée d’enfer ! Mouhaha !

Non, n’ayez pas peur ! Aucun culte malfaisant en perspective. Rassurez-vous : le vin du diable n’est autre que le bien connu et apprécié champagne !

Mais pourquoi alors ce surnom diabolique ? Serions-nous possédés par ses fines bulles en cas d’abus ? Les histoires de enquête du côté obscur de la coupe : une histoire qui va vous faire mousser.

Les origines

Le développement de la viticulture, source de revenus et de prestige pour les princes et les monastères, est attesté en Champagne à partir du VIIe siècle. Le monastère d’Hautvillers, vers 660, puis l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Monts, à Châlons-en-Champagne, plantent de nombreuses vignes dans leurs domaines respectifs en Champagne. A cette époque, le champagne était un vin blanc sans bulle ou « vin tranquille » (par opposition au vin effervescent).

L’acte fondateur du vignoble de Champagne en tant que tel est la rédaction de la grande charte champenoise en 1114. L’évêque de Châlons fait rédiger cette charte pour confirmer dans le marbre les possessions agricoles et vinicoles de son abbaye. Les conditions sont ainsi réunies pour que le vignoble se développe en paix et puisse prospérer.

Plus tard, au XVIIe siècle des familles parisiennes investies dans la région vont assurer la promotion du champagne au sein des cours royales de France et d’Angleterre, et augmenter ainsi le prestige du vignoble champenois. Ce siècle marque aussi une évolution, correspondant au désir des consommateurs, vers des vins gris, très faiblement colorés mais qui, selon les vignerons, vieillissent très mal en fûts où ils sont conservés… Attention ça se précise.

Le champagne prend de la bouteille

C’est ainsi que vers 1660 le champagne va bénéficier de l’invention de la bouteille de vin résistante et du bouchon de liège par les anglais.  Ce contenant permet d’assurer une meilleure conservation des arômes (avec un tirage avant la fin de la première fermentation). Mais en contrepartie, lors de la deuxième fermentation en bouteille, le vin devient naturellement pétillant !

C’est là qu’entrent en jeu l’esprit malin (peut-être) et les lois de la physique (sûrement), car toutes les bouteilles n’étaient finalement pas si résistantes que ça. Bam ! Celles-ci pouvaient exploser par surprise. D’où le surnom de « vin du diable » ou de « saute-bouchon » ! Imaginez-vous au fin fond de la cave, mal éclairée, quand tout à coup : paf ! Pluie de champagne. La chair de poule… brrr.

Bonne dégustation !

Intéressant, non ? Cette enquête nous a en tout cas donné une soif de tous les diables. Alors, santé ! Toute l’équipe des histoires de … s’unit pour vous souhaiter à tous d’excellentes fêtes en bonne compagnie !